« Personnage de fiction
cherche lecteur expérimental
déçu des passions imprimées. »
Derrière le rideau se jouent des drames imaginaires ceux que l’on archive sur papier froissé. Une histoire de choeur enlacé : elle s’est créée pour vivre en écho de ses battements cardiaques invisibles. Elle apprend l’amour bipolaire en fantasmagorie majeure, donne de la consistance au silence et le fait parler pour lui.
« Je ne suis qu’un personnage, héroïne eau-de-rose.
J’ai vécu quelques dizaines de débuts d’histoire
d’amour. Des romances superposées costumée
harlequine. J’ai l’estomac stigmaté de papillons dans
le ventre. Je resterai probablement à jamais
nauséeuse. »
Environ vendredi est un poème dramatique de la solitude animé, du désir sans objet, de l’amant inventé.
« Je me suis racontée à nouveau. Inventée près de lui.
Des histoires d’amour accrochée à son fil en ballon
imaginaire. Il me tient fort dans sa main. Refuse de
me laisser m’envoler. Parfois il tire sur la ficelle pour
m’éloigner du ciel et me garder plus près de lui.
C’est douloureux. A chaque instant, je me rappelle
qu’il existe. Gonflée de sentiments hélium, je ne suis
perceptible sous forme solide qu’au dessus d’une
pression de vingt-cinq atmosphères. »
Texte intégral en 72 fragments pour lequel je recherche un éditeur.
& Pièce sonore en cours de création avec la pianiste Jenny Macquart.