Environ vendredi

Per­son­nage de fic­tion
cherche lec­teur expé­ri­men­tal
déçu des pas­sions imprimées.”

Der­rière le rideau se jouent des drames ima­gi­naires ceux que l’on archive sur papier froissé. Une his­toire de choeur enlacé : elle s’est créée pour vivre en écho de ses bat­te­ments car­diaques invi­sibles. Elle apprend l’amour bipo­laire en fan­tas­ma­go­rie majeure, donne de la consis­tance au silence et le fait par­ler pour lui.

Je ne suis qu’un per­son­nage, héroïne eau-de-rose.
J’ai vécu quelques dizaines de débuts d’histoire
d’amour. Des romances super­po­sées cos­tu­mée
har­le­quine. J’ai l’estomac stig­maté de papillons dans
le ventre. Je res­te­rai pro­ba­ble­ment à jamais
nauséeuse.”

Envi­ron ven­dredi est un poème dra­ma­tique de la soli­tude animé, du désir sans objet, de l’amant inventé.

Je me suis racon­tée à nou­veau. Inven­tée près de lui.
Des his­toires d’amour accro­chée à son fil en bal­lon
ima­gi­naire. Il me tient fort dans sa main. Refuse de
me lais­ser m’envoler. Par­fois il tire sur la ficelle pour
m’éloigner du ciel et me gar­der plus près de lui.
C’est dou­lou­reux. A chaque ins­tant, je me rap­pelle
qu’il existe. Gon­flée de sen­ti­ments hélium, je ne suis
per­cep­tible sous forme solide qu’au des­sus d’une
pres­sion de vingt-cinq atmosphères.”

Texte inté­gral en 72 frag­ments pour lequel je recherche un éditeur.
& Pièce sonore en cours de création 

Lec­tures publiques :

Bal des débu­tantes, “Chloé Delaume fait ce qu’elle veut chez Mycroft”, 10 avril 2009, Gale­rie Mycroft (Paris)
Expo­si­tion Ainsi d’Emilie Mar­çot, les 12 et 19 mars 2009, Espace Insight (Stras­bourg)
Ate­liers Ouverts au Bas­tion 14, mai 2009, ate­lier d’Emilie Mar­çot au Bas­tion 14 (Stras­bourg)
Expo­si­tion Indis­ci­plines, 15 avril 2012, Gale­rie No Smo­king (Strasbourg)